Comment se passe un vol en montgolfière, de l’arrivée à l’atterrissage
Comptez trois heures sur place pour environ une heure en l’air. Le reste, ce sont le gonflage, le repli de la toile et le retour en 4x4 jusqu’à votre voiture, qui est restée au point de départ.
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Un reportage de France 3 Bourgogne-Franche-Comté suit tout l’enchaînement, du gonflage à l’atterrissage, au-dessus des vignes de Bourgogne. Quatre minutes, sans lien avec un prestataire du catalogue, avant le détail étape par étape ci-dessous.
Pourquoi si tôt le matin
Les décollages ont lieu au lever du jour, ou en fin d’après-midi l’été. Ce n’est pas une question d’ambiance : c’est le seul moment où l’air est stable. En milieu de journée, le sol chauffe et crée des courants ascendants qui rendent le pilotage imprévisible. Un rendez-vous à cinq heures du matin n’est pas une coquetterie de prestataire.
L’heure qui précède le décollage
Vous arrivez sur un champ, souvent choisi le matin même en fonction du vent. Le pilote déroule la toile, la remplit d’abord à l’air froid avec une soufflerie, puis allume les brûleurs. L’enveloppe se redresse en quelques minutes. La plupart des équipes vous proposent de participer : tenir la toile, aider à sortir la nacelle du remorque. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est le moment où l’on comprend la taille réelle de l’objet.
L’embarquement
On monte par-dessus bord, en s’aidant de prises pratiquées dans l’osier. Il faut pouvoir lever la jambe assez haut : c’est la seule vraie contrainte physique de la sortie. Une nacelle collective embarque de deux à dix-neuf personnes selon le ballon, réparties en compartiments dès que le ballon dépasse une demi-douzaine de places. On reste debout pendant tout le vol, il n’y a pas de siège.
En vol
Le décollage ne ressemble à rien d’autre : aucune accélération, aucune secousse, le sol s’éloigne. Comme le ballon se déplace à la vitesse du vent, on ne sent aucun souffle à bord, et le silence n’est rompu que par le brûleur, toutes les trente secondes environ.
Le pilote n’a qu’une commande : l’altitude. Il monte ou descend pour trouver des couches de vent qui vont dans des directions différentes, ce qui lui donne un contrôle approximatif de la trajectoire. Personne ne sait exactement où l’on va atterrir, y compris lui, et c’est normal.
L’atterrissage et le retour
On se pose dans un champ, avec l’accord de l’exploitant. Selon le vent, le contact peut être doux ou secoué sur quelques mètres ; le pilote vous demandera de fléchir les genoux et de vous tenir. Ensuite, tout le monde participe au repli de la toile, ce qui prend une bonne demi-heure.
Une équipe au sol a suivi le ballon en voiture pendant tout le vol. C’est elle qui vous ramène au point de départ en 4x4. Sur les offres consultées, un tiers environ remettent un certificat d’ascension à l’arrivée, et une partie propose une collation ou un petit-déjeuner.
Ce qu’il faut emporter
Des chaussures fermées, une veste : il fait plus frais à l’aube qu’en fin de matinée, mais pas plus froid en altitude qu’au sol, contrairement à ce qu’on imagine. Un appareil photo avec une dragonne : tout ce qui tombe de la nacelle est perdu.