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Vol en montgolfière

Baptême en montgolfière

Deux enveloppes de montgolfière en cours de gonflage, vues de près
Photo DETAVERNIER ODILE, Pexels

130 vols, dès 165 € 130 vols comparés sur 70 départements, de 165 € à 349 €.

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Les dix premiers prix

Du moins cher au plus cher. Prix médian de la formule : 240 €. Le lieu indiqué est celui du décollage.

Un baptême coûte moins cher que vous ne le pensez

Sur les 130 baptêmes recensés ici, 95 % coûtent 300 € ou moins, et 67 % passent sous 250 €. Le prix médian s’établit à 240 €. On est loin du tarif que la plupart des gens annoncent au doigt mouillé quand on leur pose la question.

Ce que vous achetez à ce prix : une place en nacelle partagée, une heure environ en l’air, et trois à quatre heures sur place en comptant le gonflage et le repli de la toile. Le mot « baptême » n’a rien de cérémonial. Il désigne la première fois, c’est tout.

Un mot sur « partagée », parce qu’il recouvre à peu près n’importe quoi. Les fiches de ce catalogue qui précisent la capacité de leur nacelle annoncent de 2 à 19 passagers. Deux personnes et un pilote, ou dix-neuf debout épaule contre épaule : ce n’est pas la même sortie, et le prix ne le dit pas. Quand la fiche donne le chiffre, la page du vol le reprend.

Ce qui fait peur, et ce qui se passe vraiment

Le vertige, d’abord, parce que c’est l’objection numéro un. Il y est généralement moins présent qu’au bord d’un balcon : il naît du contact avec une structure fixe reliée au sol, que le regard peut suivre jusqu’en bas, et une nacelle n’en offre aucune. Des gens incapables de monter sur un escabeau volent sans difficulté. La sensation reste individuelle, personne ne peut la garantir.

Le décollage, ensuite. Il n’y a ni accélération ni secousse : le sol s’éloigne, et c’est tout. Comme le ballon se déplace exactement à la vitesse de l’air qui l’entoure, on ne sent aucun vent dans la nacelle, même à trente kilomètres-heure. Le silence n’est rompu que par le brûleur, toutes les trente secondes.

La seule vraie contrainte physique est ailleurs, et personne n’en parle : il faut enjamber le bord de la nacelle, qui arrive à hauteur de hanches, et rester debout une heure. Pas de siège.

Lire une fiche sans se faire avoir

34 % de ces vols annoncent le retour en 4x4 au point de départ. Les autres ne le mentionnent pas, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne le font pas : personne n’abandonne ses passagers dans un champ. Mais ce qui n’est pas écrit n’est pas dû, et c’est le genre de détail qui se vérifie avant de payer, pas après.

Même logique pour le certificat, le petit-déjeuner ou la coupe à l’atterrissage. Chaque page de ce comparateur liste ce que la fiche du prestataire affirme, et rien d’autre. Quand une case est vide, c’est que le prestataire n’a rien promis.

Le piège du baptême à 90 €

En cherchant, vous tomberez sur des tarifs bien en dessous de ceux d’ici, entre 80 et 120 €. Ce sont des vols captifs : le ballon reste attaché au sol par un câble, monte à trente ou cinquante mètres, redescend. Cinq à quinze minutes, pas de trajectoire, pas de survol, pas d’équipe de récupération. On monte, on regarde, on redescend au même endroit.

Ce n’est pas une arnaque, c’est un autre produit. Mais quelqu’un qui achète un « baptême » à 90 € en pensant survoler la campagne se trompe d’activité, et il le découvre sur place. Les 130 vols recensés ici sont tous des vols libres : le ballon part, se déplace avec le vent, et une équipe au sol le suit en voiture pour vous ramener.

Trois choses à vérifier avant de payer

Le poids. C’est la contrainte dont personne ne parle. Sur les fiches de ce comparateur qui la précisent, la limite va de 90 à 110 kg selon l’opérateur. Ce n’est pas une question de confort : c’est la masse maximale au décollage, et elle se calcule. Si vous êtes proche de la limite, appelez avant d’acheter, pas la veille du vol.

La distance réelle jusqu’au décollage. Un vol vendu sous le nom d’une grande ville décolle rarement dans cette ville. Chaque page de ce comparateur indique la commune de départ et la distance depuis les villes alentour, précisément parce que c’est l’erreur la plus fréquente.

Ce qui se passe si le vol saute. Le report est fréquent et gratuit, mais les conditions de prorogation du bon varient. Certains opérateurs prolongent sans frais après plusieurs reports météo, d’autres facturent. Le détail des règles d’annulation est dans le guide correspondant.

Quand le baptême n’est pas le bon choix

Si partager la nacelle vous gêne, le vol privatif commence à 749 € pour le ballon entier, soit l’équivalent de quatre places au tarif médian d’ici, et cinq au premier prix : c’est en groupe que l’écart se referme. Si la date est imposée par un anniversaire ou une demande, le week-end augmente mécaniquement vos chances de voler ce jour-là. Et si c’est le paysage qui compte plus que le prix, les vols au-dessus des châteaux coûtent pourtant moins cher.

20 sorties détaillées

Chacune a sa fiche : ce qui est compris, d’où l’on décolle vraiment, et comment son prix se situe dans la formule.

Les 110 autres sorties de cette formule se trouvent depuis leur commune de décollage, dans l’annuaire par département.

Les autres formules