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Vol en montgolfière

Vol en montgolfière : sécurité, météo et annulation

Le pilote est titulaire d’une licence délivrée par l’aviation civile, et le ballon passe un contrôle technique annuel. Le report pour météo est fréquent, et il ne vous coûte rien.

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Les brûleurs d’une montgolfière vus depuis la nacelle, flamme allumée sous l’enveloppe
Photo Francesco Ungaro, Pexels

Ce qui est encadré

Une montgolfière est un aéronef. À ce titre, elle porte une immatriculation, dispose d’un certificat de navigabilité, et subit une visite technique périodique. Le pilote détient une licence de pilote de ballon libre délivrée par la Direction générale de l’aviation civile, avec un nombre d’heures de vol à maintenir pour la conserver. Le transport de passagers à titre onéreux ajoute des exigences supplémentaires.

Autrement dit : ce n’est pas une activité de loisir non réglementée, c’est du transport aérien, avec les obligations qui vont avec.

Pourquoi le vol est annulé si souvent

Un ballon se déplace à la vitesse du vent et n’a pas de direction propre. Le pilote décide le matin même, après avoir consulté les relevés et souvent envoyé un ballon-sonde. Il annule si le vent dépasse une quinzaine de kilomètres-heure, en cas de brouillard, de pluie, ou d’orage prévu dans la journée.

Un vol reporté n’est pas un vol raté : c’est le fonctionnement normal de l’activité. Le report ne coûte rien, et le bon reste valable : c’est justement pour cela qu’il est vendu avec une durée de validité et non pour une date fixe. Cette durée figure sur le bon et varie d’un opérateur à l’autre, de un à deux ans. Aucune fiche de ce catalogue ne l’annonce, ce qui en fait la première chose à vérifier sur la page de réservation.

Ce que vous ressentirez, et ce que vous ne ressentirez pas

Il n’y a ni accélération au décollage, ni sensation de chute, ni turbulence au sens où on l’entend en avion. Comme le ballon avance exactement à la vitesse de l’air qui l’entoure, il n’y a pas non plus de vent dans la nacelle, même à trente kilomètres-heure.

Le vertige, au sens médical, ne se déclenche pas : il naît du contact avec une structure fixe reliée au sol (un balcon, une échelle) que le regard peut suivre jusqu’en bas. Une nacelle n’en offre aucune. Des personnes incapables de monter sur un escabeau volent sans difficulté. Cela ne vaut pas garantie, mais la crainte est souvent mal placée.

L’atterrissage

C’est le seul moment un peu physique. Selon le vent, la nacelle peut se poser franchement et être traînée sur quelques mètres, voire basculer sur le côté. C’est prévu, la nacelle est conçue pour. Le pilote donne la consigne avant : genoux fléchis, dos à la direction du vol, mains sur les poignées intérieures. Il faut pouvoir tenir cette position quelques secondes.

Avant de réserver

Signalez un problème de dos, de genoux, une grossesse ou un traitement en cours au moment de la réservation, pas le matin du vol. Les opérateurs refusent le vol aux femmes enceintes. Pour les enfants, la condition qu’ils posent n’est pas un âge mais une taille : 1,20 m ou 1,30 m selon l’opérateur, soit la hauteur du bord de la nacelle. Les fiches qui mentionnent un âge parlent de 7 ou 10 ans minimum, et exigent qu’un mineur soit accompagné, le seuil allant de 12 à 16 ans. Une personne à mobilité réduite doit vérifier en amont : la nacelle standard ne le permet pas, quelques prestataires disposent d’un équipement adapté.

L’assurance

L’opérateur est tenu d’assurer sa responsabilité civile pour le transport de passagers. Cette couverture ne remplace pas votre propre assurance individuelle accident, qui, elle, peut exclure les sports aériens : c’est un point à vérifier dans votre contrat si vous volez régulièrement.

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